vendredi 29 février 2008

Journal d'un prisonnier (J7)

Tant qu'on n'a pas été dans la prison marocaine, on ne la connaît pas.

l'idée que l'on s'en fait est trop biaisé par les films et séries américaines ou par des oeuvres marocaines qui sont encore plus loin de la réalité.

La prison marocaine est à l'image de ce pays : pauvre, désordonnée, sale.

En guise de cellule, il y a des grands dortoirs dans lesquels sont alignés ce qu'on peut difficilement considérer comme lits dans une proximité suffoquante.

Au début, quand j'ai quitté le pavillon de la détention préventive, ça m'a vaguement rappelé l'internat des classes préparatoires....mais ici on est très loin de la géométrie non euclidienne.
Ici, ça parle drogue, femmes et casier judiciaire. Ici ça s'insulte plus que ça ne se parle, Ici ça se dispute plus que ça ne s'insulte.
Ici, dans cet univers exclusivement maculin, la virilité est ramené au sens premier, au sens physique. l'homme est muscles et le leadership n'est pas intellect, il va à celui qui fait le plus mal.

l'aile dans laquelle je me trouve est celle des condamnés aux plus lourdes peines.
Mes voisins de couche sont tueurs, violeurs, dealers....
Mes voisins de couche font que j'ai du mal à trouver le sommeil.

B, 30 ans, est mon voisin direct. s'il n'a pas un physique de jeune premier, il m'inspirait plus confiance ou plutôt il me faisait moins peur.
B est là depuis 4 ans, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa maîtresse. le jour de mon arrivée, il a voulu faire connaissance :

B : "t'en a pris pour combien".

Moi : "3 ans, mais j'espère toujours qu'ils me relaxeront en appel"

B : "on se disait tous ça!! t'as l'air vierge toi, c'est ta première fois?".

Le mot vierge provoque chez moi des bouffés de chaleur proche de la crise de panique. Dans cet univers où la testostérone coule à flot, il y a des mots plus tranchants qu'une lame de rasoir.

Moi: "c'est la première fois, et inchallah la dernière et par la grâce de dieu dans pas longtemps."

B : " rêve toujours, et tu as fait quoi? "

Depuis le début de mon incarcération, c'est La question fatidique.
Que voulez-vous que je lui réponde. Cet homme qui sait à peine écrire son nom, n'a sûrement jamais utilisé un PC de sa vie et le mot facebook sera plus interprété comme une insulte à son père qu'un site Internet.
Internet dont beaucoup ici ignore jusqu'à l'existence.

Moi : "on m'accuse d'usurpation d'identité".

B: " ah ça, je connais, ma maîtresse et sa mère croyaient que j'étais comissaire. c'est en découvrant que j'étais dealer de drogue qu'elle s'est senti libre de me tromper. elle l'a regretté la salope. d'ailleurs c'est ce qui m'a valu 20 ans sinon j'en prenais 8 grand maximum...et tu te faisais passer pour qui?"

Comment lui expliquer que je ne me faisais pas passer pour quelqu'un et que c'était juste un profil virtuel sur un grand défouloir planétaire.
Comment lui expliquer que dans la grande farce qu'est Facebook, un profil n'engage que ceux qui veulent bien y croire .

De toute façon il ne comprendra pas.

Moi : "SAR le prince Moulay Rachid"

B ne m'adressera plus jamais la parole. Depuis, les autres détenus m'évitent soigneusement, comme si dans la hiérarchie criminelle, j'avais atteint des sommets.

Tel est mon drame...mon plus grand regret est que moi, l'instruit, ait oublié les règles de survie plus que le plus analphabéte de mes codétenus. mon plus grand regret c'est de n'avoir même pas la force d'une quelconque conviction comme consolation.
je ne sais si les regrets peuvent absoudre les péchés, mais en tout cas la violence des miens valent largement 3 ans de prison....
A bon entendeur.


Note : ce texte est une pure fiction et ne peut être considéré comme reflétant l'avis de Fouad Mourtada ou de sa famille. il s'agit simplement d'une vaine tentative d'aller jusqu'au bout de l'empathie mais surtout et avant tout d'éviter l'oubli du drame d'un jeune qui se trouve là ou il ne devrait pas être.

Rappel : 1er Mars manifestations de soutien dans différentes villes à travers le monde (Rabat pour le Maroc).

mercredi 27 février 2008

Prière d'une génération

Parce qu'il ne faut pas oublier que l'affaire Fouad Mourtada est toujours en appel, et malgré le peu d'espoir que nous laisse entrevoir le jugement du tribunal de première instance, il ne faut refuser d'y croire.

Plus qu'un appel, 7didane le revenant a mis en commentaire hier une prière que j'ai beaucoup aimé et que j'espère de tout coeur sera entendue :

" Majesté, votre juge a traîné Votre Nom et celui de Ma patrie dans la boue. Majesté, mon sincère attachement à Votre trône m'implore de Vous implorer de nous redonner confiance.

Par la grâce de Dieu, remettez Votre juge devant ses responsabilités. Il ne peut esquiver cette petite tâche et en faire une énorme boule de neige qui entache tous les efforts de Votre jeunesse.

En refusant d'écouter Votre appel pour une ère nouvelle, Votre juge s'est rendu coupable non seulement d'usurpation d'identité d'un homme d'un autre âge, mais pire, du seul crime de lèse-majesté dans cette affaire"


Amen

mardi 26 février 2008

Que faire?

L’un des pires sentiments est celui de l’impuissance. Parfois emporté par une importance illusoire, on a tendance à donner aux mots plus de poids qu’ils n’en ont réellement.

La réalité nous rattrape pour nous rappeler que nous avons si peu d’emprise et d’impact sur la vie réelle et encore moins sur notre propre sort.

En prenant fait et cause pour l’affaire Fouad Mourtada, la blogoma a diversifié les angles de vues. Certains l’ont abordé d’un point de vue politique, d’autres d’un point de vue juridique, d’autres mettaient en relief le drame humain, et certains criaient juste au bon sens.

Comme dit le proverbe marocain : c’est tout comme verser de l’eau sur du sable.



Impuissance quand tu nous tiens, Frustration tu deviens.

Que faire alors lorsque ni la raison ni le cœur ne sont entendus?

Je ne sais pas….

Ce drame par son injustice flagrante, risque de nous pousser vers nos retranchements, de nous mener jusqu’au bout de nos convictions.
Convictions que jusqu’à aujourd’hui, on mettait entre parenthèses au nom d’un développement économique prioritaire pour ce pays, en entretenant l’espoir d’un lendemain meilleur, et en accordant une dose de bonne volonté aux dirigeants de ce pays.

Ce drame par l’empathie et l’extrapolation que l’on se fait avec la victime risque de nous pousser à refuser notre incohérence, à refuser désormais ces nuances de gris avec lesquels on s’accommodait bien volontiers.

Doit-on s’y « laisser aller » contre notre légendaire «pragmatisme» avec les risques que cela comporte (pour nos petites personnes bien évidemment) ?

Je ne sais pas.

Le blogueur que je suis, le citoyen étant encore plus insignifiant, s’évertuera à faire la seule chose qui lui semble accessible pour le moment : lutter contre l’oubli.


Samedi 1er mars : manifestation de soutien à Fouad Mourtada.
Messages de soutien à Fouad Mourtada.
statistiques sur la campagne Internet de Soutien à Fouad Mourtada.
De l'humour noir, très noir, comme je n'ai plus la force de faire.

samedi 23 février 2008

Vis ma vie

Il y a plein de monde dans la salle, un brouhaha amplifié par la hauteur du plafond. Peu de visages familiers, beaucoup d’inconnus, beaucoup trop.


Il n’y a rien de pire que l’attente. L’attente est fatigante, éreintante, exténuante. La réalité ferme l’infini des possibilités, l’attente oblige à envisager le tout, dans ce qu’il a de plus absolu.
Le meilleur comme le pire, l’attente oblige à chaque fois à faire l’effort d’imaginer une multitude de scénarios.

J’étais déjà fatigué, là je n’en peux plus de faire et de refaire ma vie.

……………..........................

Ma vie…..jusqu’à aujourd'hui, je ne lui ai jamais accordé beaucoup d’importance, à peine je lui concédait un peu de valeur comme celle de tout être humain. Mais jamais, je n’ai essayé de lui chercher un sens.

Depuis le début de cette vie, je l’ai traversé sans trop me poser de questions et surtout sans trop faire de vagues.
Je me limitais à faire des études, à sortir de ma petite ville, à trouver du travail, à évoluer socialement…

Même mes rêves étaient tout ce qu’il y a de plus commun. Trouver une femme simple et aimante, fonder une famille tout ce qu’il y a de plus banal, avoir des enfants et leur donner plus de chances que je n’en ai eu et remercier un jour, même tous les jours, ceux par la grâce desquels j’aurais réussi.


Rien que d’insignifiantes petites envies sans grande prétention. D’ailleurs toute ma vie je me suis considéré comme quelconque. Je n’étais qu’un figurant, quelqu’un qu’on ne remarquait jamais. Toute ma vie, j’ai porté sur mes épaules la cape de l’invisibilité. J’étais monsieur tout le monde, ou plutôt j’étais monsieur personne.


………........................

Il fait son entrée, il a la mine de ceux qui comptent. De son visage se dégage une force : celle du pouvoir et pas n’importe lequel, celui de vie ou de mort.

Il ne me regarde pas longtemps et plonge les yeux dans ses dossiers.
Je suis habitué à ce regard, je l’ai (dé)croisé toute ma vie. Je suis trop commun pour que l’on perde le temps de s’y attarder

……………........................

Jusqu’à ce fameux 15 janvier. Ce jour-là, je me suis créé en autre, tel que je n’ai jamais été, entouré de lumière, sous le spot des projecteurs.

Ce jour-là, en quelques minutes, en m’identifiant, et pour une fois, tronaient des lettres de noblesse.

Ce jour là, j’ai joué un jeu… Ce jour là, j’ai tout perdu.

……………………………….


Le bruit s’est calmé dans la salle, en face de moi, je vois ma petite famille.
Ils me font des signes d’encouragement en totale contraste avec leur mine.

Le silence règne
………………………….

Il s’éclaircit la voix et annonce clairement :
« Fouad Mourtada, AU NOM DE SA MAJESTE, ce tribunal vous déclare coupable d’usurpation d’identité et falsification de documents informatiques….

……………….
Tout s’embrouille devant mes yeux, l’angoisse et la peur ont laissé place à une excitation proche de l’ivresse.

Je vois ma future femme s’éloigner, je vois mes enfants que je rêvais adultes s’évaporer, je vois ma carrière s’achever avant même d’avoir commencer.

Trop de souvenirs me submergent :
A la lumière du soleil de mon enfance, se juxtapose désormais le gris d’une cellule.
Mes proches sont remplacés par des inconnus à la mine patibulaire, qu’hier encore j’évitais de croiser dans la rue.

mes collègues, mes camarades de classe, les fêtes familiales, toutes ces petites choses que je ne considérais même pas se bousculent actuellement dans une course haletante et avec le désagréable goût d’une vie antérieure.

…………………….

…..et vous condamne à un peine d’emprisonnement de trois ans ferme assorti d’une amende de 10 000 dirhams. La séance est levée ».


Pas que la séance monsieur le juge, pas que la séance.

mercredi 20 février 2008

Dans la vallée de la blogoma marocaine


Un vent amer souffle sur la plaine de la blogoma marocaine

Je jette un dernier regard sur mon rss et mon nom de domaine.

Fouad, le fils de Goulmima ils sont venus chercher.

Les druides ont décidé de mener le combat dans la vallée.


Pour lui éviter le sort de nos ancêtres, des gauchos, guerriers, certes,

Après de grandes batailles ont été torturé en traîtres.

C'est l'heure maintenant de défendre notre ère

contre une flopée de fonctionnaires emplis d’arbitraire.


Toute la tribu s'est réunie autour de l’annuaire

pour invoquer les puissants d’éviter le pire de faire.

Après cette prière envers mes frères et pères, de ne faire de l’excès de zèle,

les chefs ont lancé à tous un appel,

Pour la justice, pour pas qu'il y ait de faille,

Pour rester grands et fiers tout au long de cette bataille.

Car c'est la première fois pour moi que je pars au combat

Et j'espère être digne de la tribu de la blogoma.


Dans la vallée (oh oh) de la blogoma (la li la la).
Dans la vallée (oh oh), ils ont dû entendre les échos
Dans la vallée (oh oh) de la blogoma (la li la la).
Dans la vallée (oh oh), des chants pour qu’il n’y ait plus de bourreaux.


Inspiré de "la tribu de dana"


Les procès iniques ne sont pas se qui manque au Maroc. L’histoire de Fouad Mourtada n’est ni la plus grave, ni la plus criante. Mais plus que n’importe quelle injustice, la blogoma se sent plus concernée par celle-ci.

D’abord parce qu’elle ne résulte pas d’un engagement politique ou journalistique (exactement comme l’écrasante majorité de la blogoma), ensuite parce qu’elle s’attaque au domaine d'expression de la blogoma : L’Internet.


Outre le drame humain du jeune Fouad, la Blogoma, devant ce grave précédent, s’est senti en danger. La futilité de ce qui lui est reproché indique que personne n’est à l’abri : du blogueur qui traite de politique jusqu’au blog personnel qui parle de frasques sexuelles.


Cette affaire si elle ne met pas la blogoma à terre, risque tout au moins de l’affecter durablement.

Dès les premières semaines, nombreux sont ceux qui se sont retrouvés démotivés, dépités, enfermés….TRAHIS.

Les plus grands blogueurs de ce pays n’y échappent pas, voir même par l’audience qu’ils ont, sont les premiers concernés :


Ibn Kafka ne sait plus si ça rime à quelque chose de traiter de la loi de ce pays vu comment elle est bafouée.

Larbi consacre exclusivement son blog à la cause de Fouad.

Motic a décidé de fermer le sien.

Casawaves a créé toute une catégorie Fouad Mourtada, et traite lui aussi quasi-exclusivement de cette affaire.


Et Citoyen Hmida, dans un rôle ingrat, essaie tant bien que mal de faire décrisper l’ambiance générale pour relancer cette blogoma qui lui est chère.

La blogoma s’en remettera t-elle? Je ne saurais dire, les prochains jours et semaines nous l’indiqueront.

Ce qui est sûr c’est qu’entre-temps, le temps que cette blogoma trouve des réponses à ses questionnements, doutes, hésitations, craintes….Le temps qu’elle se redécouvre une motivation, voir qu’on l’a rassure (inchallah)….pendant tout ce temps, Fouad est toujours en prison.

mardi 19 février 2008

BLOG EN GREVE : Pour Fouad Mourtada


Ce blog est en grève en protestation contre l'arrestation et l'emprisonnement de Fouad Mourtada pour avoir créé un Faux profil sur FaceBook.

Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site du comité de soutien de Fouad: http://www.helpfouad.com.


lundi 18 février 2008

Madame la justice marocaine

Madame la justice marocaine, Permettez moi tout d’abord de vous adressez ces paroles, même si votre surdité est légendaire.

Madame la justice marocaine, Depuis le début de cette triste histoire, je me suis refusé d’y croire et je vous ai cru. Depuis l’arrestation de Fouad Mourtada, je me suis convaincu que c’était une crapule et j’attendais le détail de ses pratiques que vous nous avez publiquement annoncés.

Madame la justice marocaine, bien que j’aies beaucoup de raisons de mettre en doute votre parole, il m’était difficile de croire que vous puissiez arrêter quelqu’un pour la simple création d’un profil par définition virtuel, aussi princier soit-il. je ne pensais que vous en étiez capable. Je me suis trompé, j’ai mis en doute l’illimité de vos possibilités, je le regrette.

Madame la justice marocaine, pour mon propre confort, j’ai bafoué mes principes et mes convictions. Au diable la présomption d’innocence, j’ai préféré déclarer Fouad coupable jusqu’à preuve du contraire plutôt que de croire que dans le pays qui est le mien, vous pouviez envoyer en prison pour une futilité pareille. Je me suis trompé, j’ai oublié l’étendue de votre arbitraire, je le regrette.

Un profil sur FaceBook, une première mondiale, nous sommes et resterons un peuple précurseur et persecuteur.

Faux-Profil insultant ? Tout porte à croire que non.

Faux-Profil utilisé pour des fins bassement matérielles ? apparemment non.

Faux-profil ayant induit en erreur quelqu’un ? négatif encore une fois.

Madame la justice marocaine, après ne pas avoir trouvé de crapuleux, je me suis rabbatu sur la réprimande maternelle. Une petite leçon pour Fouad afin pour qu’il comprenne qu’on ne se joue pas de certaines choses, une petite claque en somme. Encore une fois, je me suis trompé, encore une fois j’ai douté de votre aveugle sévérité, encore une fois je le regrette.

Ce vendredi vous avez déclaré Fouad comme dangereux criminel en lui refusant la liberté provisoire. Il restera une nouvelle semaine en prison, à Oukacha, auprès de ses amis criminels constitués de voleurs, des violeurs, de tueurs et autres dealers de drogue.

Madame la justice marocaine, pourtant vos largesses et votre magnanimité auprès des truands en tout genre sont universellement reconnus,.

Mais ce n’est pas de votre faute madame la justice marocaine. C’est la sienne à lui, à Fouad. C’est lui qui a eu la stupide idée d’être né là ou il ne faut pas. C’est lui qui n’a pas fait l’effort de connaître les personnes qu’il faut. Ce n’est pas de votre Faute madame, c’est son crime à lui que d’être mal né dans un pays de nantis, De ne pas être « quelqu’un » et pour vous madame la justice marocaine ça ne pardonne pas.

Dans le cas contraire, je vous connais, vous l’auriez appelé, sermonné un peu, lui auriez intimez l’ordre de supprimer ce profil, et on ne s’en serait même pas aperçu, on n’en serait pas là. Mais vous n’aviez pas son numéro de téléphone madame la justice marocaine, vous voyez bien que tout est de sa faute. .

Est-ce la seule explication ?

Dans votre grande intelligence, l’arrestation de Fouad Mourtada et sa désormais probable condamnation n’est qu’un leurre. Ce n’est pas son acte qui est réprimé, c’est à nous internautes marocains, blogueurs marocains, créateurs de Forums, par le malheureux truchement de Fouad, que vous vous adressez.

Par votre geste Madame la Justice marocaine, vous nous rappelez à l’ordre, certains ayant eu la bêtise de croire que l’on était en démocratie.

Madame la justice marocaine, nous vous avons entendu. Mais ce n’était pas la peine, il n’y avait nul besoin de vous inquiéter. Nous ne sommes pas dupes, nous connaissons parfaitement nos limites. Vous nous les avez inculqués pendant tellement d’années que nous ne pouvons les oublier.

Le message était inutile, madame la justice marocaine, nous tenons trop à notre petite existence pour vous chercher des noises. Vous nous avez appris à être lâches et nous le resterons. Nous ne faisons que dans le mou et nous ne tapons que sur le faible.

Nous vous rendons même service madame la justice marocaine, nous créons à l’international cette fausse impression de liberté d’expression et de démocratie en transition. Par votre excès de zèle, madame la justice marocaine, vous venez de ruiner nos efforts.

RELACHER Fouad Mourtada, madame la justice marocaine, vous n’avez absolument rien à craindre de lui, de nous, du marocain….

A défaut, Madame la justice marocaine, et dans le futur ne vous étonnez plus lorsque d’autres jeunes en arriveront à vous bafouer, en arriveront à chercher brutalement et rapidement une justice divine. Parce qu’apparemment, madame la justice marocaine, dans ce pays qui est le mien, dans le plus beau pays du monde, c’est la seule qui soit vraiment digne de confiance.