lundi 2 juin 2008

Chrono en main

Pour les amoureux de la série 24h Chrono, ce post se lit avec dans la tête la bande son de la série.

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 14h

Vous vous souvenez de l’histoire des sabots.

les mystères du monde étant infinis, par un très explicable dépit je rappelle hier le doux objet de mes fantasmes (ne vous inquiètez pas je garde bien les mains sur le clavier).

Par une inexplicable bêtise elle a dit oui.

Gloire à moi, béatitude et félicité.

RDV pris donc à 18h pétantes pour un café, histoire de recommencer là ou l’arnaque Communale m’avait honteusement interrompue.

Elle insisté (langoureusement cela dit en pasasnt) sur chaque Syllabe de « 18h pétantes » pour me signifier clairement qu’un retard ne sera ni admis ni accepté et ne devrait même pas être imaginé.

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 17h

Votre Fhamator essaie vainement de se faire beau, mettant tellement d’honneur à se raser au plus près que d’autre civilisations auraient pu facilement croire que c’était de l’auto scalp

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 17h15

Je sors de ma salle de bain et me dirige vers ma chambre pour définir quel style vestimentaire masquerait mon bide et ressortira l’éclat de ……euh….non non finalement, juste masquer mon bide.

Chemin faisant je constate que je n’ai pas entendu mon phone sonner et qu’un appel en absence me nargue.

C’était un appel du doux objet de mes fantasmes.

Je le savais…c’était trop beau pour être vrai, elle a appelé pour annuler, c’est certain…..sa bêtise ne pouvait atteindre un tel sommet.

La mort dans l’âme et le corps, je rappelle le très très doux objet de mes fantasmes pour avoir confirmation de mes craintes et certitudes.

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 17h20

Je n’ai pas encore entamé l’appel que mon téléphone se remet à sonner de la superbe mélodie que j’ai spécialement fait associér au prénom du jenesaisplustrop-objet de mes fantasmes.

Extrait de la mélodie : « Ya l3ziri dir chi 7ila ou dini ldarkoume »

Ben ouais, pour que pas que j’oublie.

Le Doux objet de mes fantasmes : « tu vas me faire le coup du Sabot encore une fois ».

Moi : « aucune chance, j’y suis dans 20 minutes»

L’Objet de mes fantasmes : « MAIS CA FAIT DEJA 15 MIN QUE J’ ATTENDS».

Si à l’heure du DVD piraté, 24h Chrono se voit désormais par saison entière et non plus par épisode, ma vie à cet instant se résume à une touche Forward.

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 18h20

Catastrophé, Je jette un coup d’œil vers ma montre, il est 17h20 et là des vagues souvenirs de discussions encore plus vagues me reviennent à l’esprit….. GMT…..GMT+1…..je sors ma calculatrice et fait le calcul. Verdict sans appel : 18h20

Moi : « putain de merde, j’ai pas rajouté une heure ».

mes fantasmes : « ouais ouais c’est ça !!!! tu me referas pas le coup deux fois».

Moi : « mais non, ne dis pas ça, jamais deux sans trois ».

Mes ex-fantasmes : « jamais me va très bien, a ciao bonsoir ».

Casablanca, Résidence Fhamatorienne, Dimanche 1er juin 18h30

C’est officiel, les pouvoirs publiques en ont contre moi, ils se sont ligués contre le Fhamator pour l’empêcher de gagner les législatives de 2012 vu qu’on est 30 millions à Fhamatoriser en herbe.

Ils ont discuté de ma grandeur en conseil des gouvernement et Abibis lui-même légitime le processus d’attaque contre ma personne.

Je vous dirais plus tard comment je vais répondre à ce traître complot…mais là, tout de suite je vous laisse, j’ai un besoin urgent de libérer le mains du clavier.

dimanche 25 mai 2008

Chassez le naturel... il revient à pas d’âne !!!!!!


Hier Fhamator en avait marre de passer pour le bougnoule de service. A bas le panarabisme, à bas l’amazaghité, Fhamator voulait se la jouer à l’occidental et tant pis pour tout le mal qu’il en pense…


Au lieu donc de se prélasser comme à l’accoutumée sur la terrasse d’un café à effectuer le recensement de ce que compte la ville comme insectes et autres équidés (non non je ne parle pas des animaux)…..


Au lieu de passer son après-midi à fustiger la croissance exponentielle des strings et autres décolletés dans les rues de Casablanca, tout en essuyant un filet de bave...

Et bien au lieu de tout ça, devinez quoi, il se la joue "François" et il part voir un match…..non non, même pas de foot, de Tennis….la finale du grand prix Hassan II de tennis.

Ainsi en début d’après-midi, Direction Complexe Al Amal, d’un visage décidé, et d’une BMW ferme (Chkikou),


Extrait du dictionnaire des mots marocains d’origine inconnue ou mieux Douteuse :

Alors lettre C….lettre C…….lettre C…..on y est

Cambou….non

Cerbi…..non

Charjane…..non

Ah voilà

Chkikou : Locution typiquement marocaine servant généralement à conjurer le mauvais sort et/ou à éloigner le mauvais œil.

Cette expression est souvent accompagnée d’un subtil « croisement des doigts ». Croisement qui rappelle à l’identique celui utilisé par la chrétienté pour les mêmes raisons et qui renvoie en toute logique vers la puissance symbolique de la croix.

Usage : Anciennement usitée par les pré-adolescents, L’utilisation la plus récente de cette expression a été noté sur un post de l’illustre Fhamator qui en parlant de sa « BMW ferme », a eu peur de susciter des réactions envieuses de la part de ses lecteurs et qui pourraient donc attenter par tous les moyens métaphysiques contre la fermeté de sa voiture notamment contre un quelconque bus Casablancais.


Origine : Quant à l’origine du terme « Chkikou », le jour ou vous aurez expliqué l’utilisation d’un symbole chrétien en terre d’Islam, vous pourrez exigez que le présent dictionnaire s’y intéresse.

Fin de l’extrait.

Chemin Faisant, le Fhamator ramasse deux Fhamatopotes qui en matière de Fhamatorisme sont au stade de grand maître et se préparent ardemment à passer le test de grand gourou.

Il est inutile de rappeler que les connaissances du trio en matière de tennis datent de la récente acquisition par Fhamatopote 2 d’une console WII et que depuis Votre Fhamator (my awsomness) est quasi-certain qu’il a raté une grande carrière internationale à la Federrer ou à la Nadal.

Mais là n’est pas la question.

Arrivé donc, je vous épargne les détails administratifs d’accès au complexe avec des invitations pour le moins conflictuelles et rentre directement dans le vif du sujet.

Pour comprendre ce qui suit, il faudrait que vous puissiez visualiser le scène :

  • Un cours central très correct.
  • Une finale ATP entre Gilles Simon et Julien Benneteau

  • A quasiment une journée du début de Roland Garros.

  • Et au fonds, tout au fonds, Trois Fhamators (Votre abhorré et les deux Fhamatopotes).


Qui Encourager?

Vu l’absence de toute culture tennistique chez le Trio, la première question était de déterminer qui va bénéficier du notre grand soutien moral.

Aucun des deux protagonistes n’étant marocain ni affilié au Raja ou au Widad, nous décidons d’encourager asymétriquement les deux joueurs. C'est-à-dire un jeu celui-là et un jeu l’autre. Générosité quand tu nous tiens !!!!!

Pendant tout le match nous nous sommes donc évertués à crier le nom d’un joueur puis l’autre en fonction d’une complexe loi des combinaisons.


Le truc avec un trio tout ce qu’il y a de plus (cr)âneur, c’est qu’il y en a toujours un qui va encourager l'autre joueur rien que pour faire chier les deux autres Fhamators.

Comment encourager?

Question Cruciale. Habitué aux matchs de Football où à coup de "Olé" on accompagne les passes d’une équipe, comment faire pour un match de Tennis qui se déroule (vous imaginez notre surprise) en échanges?

Et bien soit, nous nous adaptons et faisons preuve d’une imagination déprimante. Ainsi pendant tout ce match (finale ATP, je le rappelle). Nous commentons délicieusement la durée des échanges à coup de :

Wééééééé/houuuuu
Wééééééé/houuuuu
Wééééééé/houuuuu


Fustiger l’arbitrage :

D’abord je tiens à exprimer mon indignation quant à l’arbitrage de ce match.

il est totalement inconcevable qu’un arbitre ne se bouge même pas le petit doigt, et même qu’il est resté tout le match assis sur…………une chaise !!!!!!!! Mais comment espère t-il faire son boulot s’il ne suit même pas la balle?!!!!!!


Du coup, à chaque décision, nous l’encensons d’un subtil «Wa l’arbitre wa maskhoute lwalidine ».


Traduction : Cette expression difficilement traduisible veut dire que l’arbitre n’est pas en odeur de sainteté auprès de ses parents. Ce qui selon le référentiel de Fhamatorland équivaut à le vouer à une cuisson éternelle dans le grand four de l’au-delà.

Apprécier le beau jeu :

Là, nous faisons état de notre vénération du talent vrai.

A chaque faute directe, nous laissons exploser notre joie.
Ainsi à chaque balle dans le filet, à chaque balle OUT un « Ouaiiiiiiiiis » admiratif s’en suit agrémenté d’une salve d’applaudissement.

C’est beau une faute directe non ?!!!!!!!!!

Le camp adverse :

Là on ne peut que s’outrer du manque d’éducation de certains de nos concitoyens.

Alors que nous nous éclatons les poumons et nous détruisons la santé à acclamer l’un ou l’autre des joueurs pour qu’il gagne l’échange (en cours), une partie non négligeable de l’assistance (apparemment au solde l’arbitre) nous balance un « shuuuuuuuuuuuuuuuut » des plus impolis.


l’arbitre s’y est mis lui-même en nous demandant un peu de silence !!!!! Vous rendez compte !!!!!
On demande à des supporters de se la boucler….quel esprit sportif pffffffff.

Alors que devant le monde entier, nous démontrons que ce pays est bel et bien une nation de tennis et que nous sommes corps et âmes derrière l’organisation, qu’est ce qu’ils font les autres cons ?Ils nous font « Shuuuuuut » : Pays de merde, je vous dis.


L’ultime apothéose :

Nous arrivons peu ou prou à tenir le rythme de nos encouragements malgré les difficultés….

C’est le dernier jeu de la partie (finale d’un tournoi ATP, je le redis encore), Simon dispose de trois balles de match.

Tambours…..

  • La tension est à son extrême;
  • Les joueurs sont concentrés;
  • L’un va essayer de faire durer le suspens,
  • L’autre va tout faire pour abréger et gagner le tournoi.

Silence de mort…..Service………et


Nous n’allions quand même pas laisser passer l’occasion de concrétiser tous nos efforts…..Pendant le tout dernier échange, alors que se jouait la balle de match, à chaque coup de raquette, ……nous criions haut et fort : « OUT »


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PS aux lecteurs : Ceux qui ont assisté à la finale pourront confirmer notre superbe travail.

PS à ceux qui y ont assisté : oui, les trois cons survoltés derrière, c’étaient nous.

PS à l’ATP et aux joueurs : Désolé

mardi 20 mai 2008

Se mettre à dos tous les fonctionnaires de Fhamatorland.

La semaine dernière…….

D’accord vous allez me dire que je suis en retard, mais je vais quand même vous en parler. Si vous n’êtes pas contents, il y a une invention super géniale qui s’appelle Alt+F4. Et si vous êtes tellement analphabète que vous ne connaissez pas, essayez et vous vous verrez par vous même.

Je disais donc, la semaine dernière, il y a eu grève nationale des fonctionnaires marocains.

Ne polémiquons pas sur des évidences, la grève (comme le congé annuel) est un droit et un acquis social des salariés que personne de censé (même pas un fou furieux comme Fhamator) ne peut remettre en cause. Sauf que comme toujours, à Fhamatorland ce n’est pas aussi simple !!!!

Commençons par la fin (qui justifie les moyens cela dit en passant) C’est quoi une grève ?

Définition Wikipédia (appréciez d’ailleurs la robustesse des sources fhamatorienne) : La grève est depuis le XIX siècle une action collective consistant en une cessation concertée du travail par les salariés d'une entreprise, d'un secteur économique, d'une catégorie professionnelle ou par extension de tout autre personne productive, souvent à l'initiative de syndicats.

Comme vous le pouvez le constater, cette définition parle de travail mais surtout de personne productive.

A Fhamatorland, on pousse le sens de l’humour jusqu’à assimiler Fonctionnaire et personne productive. Vous rendez compte ?!!!!

Comment ça je généralise ?!!!! Comment ça je caricaturises ?!!!! Comment ça j’exagère ?!!!! Vraiment !!!!

Description du Fonctionnaire de base, alias Fhamator type :

L’un des traits fondamentaux du fonctionnaire de base c’est qu’il ne considère pas son travail comme une activité professionnelle, au mieux c’est un hobbie, au pire c’est une colle qui l’oblige à être présent physiquement à un endroit donné 8 heures par jours (Vendredi exclu).


Cette présence physique est d’ailleurs plus assimilée à une forme de liberté conditionnelle avec son lot de frustrations, démotivation et autres pathologies psychologique.

C’est vous dire qu’un fonctionnaire de Fhamatorland ne se considère pas comme un travailleur mais plutôt comme un prisonnier de la fonction publique.

Tiens s’il on veut comparer les fonctionnaires de Fhamatorland à d’autres, un Rmistes (Revenu Minimum d’insertion) me semble être la meilleure analogie. C'est-à-dire que c’est des gens plus ou moins payé à plus ou moins ne rien faire.


D’ailleurs eux même le proclament, à chaque fois qu’on leur parle de productivité, ils arguent que la misère qu’ils touchent ne justifie même pas une productivité minimale et preuve de probité morale, ils nous le démontrent bien.

Maintenant qu’on est d’accord (si si), je poursuis :


Une race à part :

L’une des spécificités type du fonctionnaire Fhamatorien, c’est qu’il évolue dans un espace-temps très différent de celui dans lequel baigne le reste de l’humanité.

En effet des notions capitalistes essentielles telles que le temps c’est de l’argent ou des concepts humains largement admis comme l’ennui lui sont totalement étrangers.

Le fonctionnaire de base transcende les possibilités humaines en matière de oualou en institutionnalisant le regard vide et l’absence de toute activité cérébrale pendant une grande portion de la journée (au fait c’est pendant toute la journée mais je ne vous ai rien dit)


De là à déclarer les fonctionnaires comme champions universels du bouddhisme, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir pour risque d’atteinte au rite malékite.

Contentons nous de déclarer le fonctionnaire comme grand maître du Yoga, ça ne risque rien, ça ne mange pas de pain et en plus c’est tendance.

Productivité maximale :

Allez je mets de l’eau dans mon vin (du soda plutôt, ça me fera du tinto de verano) les fonctionnaires de Fhamatorland sont les champions de la Productivité. Laquelle ? Justement, c’est là tout le génie de Fhamatorland. La productivité du rien, du néant, du oualou aérien.

Imaginez vous seulement la difficulté de la chose. Avec tous les imputs qu’ils peuvent recevoir en une journée, ils réussissent l’exploit d’une absence d’outputs.

Remettre en cause quotidiennement lavoisier, tel est le destin des fonctionnaires de Fhamatorland: Tout se perd, rien ne se créé, rien ne se transforme.

Une grande flexibilité :

Si vous croyez que nos fonctionnaires sont simplement incompétents ou pire cons, c’est que vous l’êtes encore plus.

Un fonctionnaire Fhamatorien est un être capable de régler des problématiques qu’il déclarait il y a cinq minutes éternellement insolubles, en deux trois mouvements à la vue d’un billet de 100 DH (le barème est bien évidemment hiérarchiquement corrélé).

et en plus il arrive à vous culpabiliser, parce que vous avez vraiment l’impression qu’il a dû remuer ciel et terre pour faire……devinez quoi???? son boulot.

Du grand art je vous dis.

Ceci étant dit, je ne sais pas pour vous, mais quand on me dit que la dernière grève est quasiment passée dans l’indifférence générale, moi je dis que non.

Le problème c'est que justement entre le temps de gréve et le temps de travail on ne voit quasiment plus la différence.



PS : cette semaine la CDT appelle à une autre grève, générale celle là.


PS2 : CDT confédération Démocratique du Travail, ils n’ont du démocratique que le nom, et du travail ils en ont plusieurs années de retard.


PS3 : il n’y a rien de pire qu’un Amaoui qui veut se refaire une virginité. C’est limite insultant au corps médical marocain.

dimanche 11 mai 2008

4F : Faire Foirer un Forage à Fhamatorland

Hier, le Fhamator était heureux, il allait mettre fin à plusieurs décennies de frustrations et de dépit.
Hier, le Fhamator était tout excité, il allait battre 9ouassas, œil, et autres mauvais génies.
Hier, le Fhamator après des stratagèmes dignes de l’art de la guerre de Sun-Zi croyait que le plus dur était fait.

Note de Fhamator : je vous serais gré de verser votre cotisation pour cette modeste contribution à votre culture générale.

Note de l’éditeur : Merci de remarquer que Fhamator pense sérieusement, que vous êtes aussi ignare que lui. C'est-à-dire que vous avez dû chercher sur Wikipédia le nom de l’auteur de l’art de la guerre. Il est inutile de vous signaler que le Fhamator n’a jamais lu le bouquin et tout ce qu’il en connaît est la résultante de longues heures devant des films militaires américains.


Je disais donc, Hier Fhamator était heureux puisqu’il avait enfin, il était temps, pas trop tôt………..un RANCARD.

Rancard, vous l’imaginez, obtenu après une insistance pouvant facilement dans des démocraties être assimilés à de l’harcèlement sexuel combinée à une absence totale d’égo.

Mais quand même le Fhamator était heureux.

Fin du suspens : Vous noterez que la phrase « Fhamator était heureux » est une phrase conjugée à l’imparfait. Imparfait qui comme vous l’ignorez sans doute est un temps qui renvoie vers une époque révolue dans le passé.


Donc RDV était pris pour 20h au pub, pour prendre un verre, dîner si affinités et plus si le Fhamator arrivait à passer pour quelqu’un d’autre, genre séduisant.


Vers 19h, Après une longue séance de make-up, digne de la Maman Fhamator, votre héros (oui oui Fhamator) sors de chez lui, parfumé, cheveux brossés, épilé (exactement !!! là ou vous pensez), et BMW lavée (très très important).


Objectif déclaré : prendre des des verres d'avance pour se décontracter et éviter de passer pour le mec coincé qui rêve de ce rancard depuis plus ou moins une décade.


Avant de prendre le chemin du lieu de débauche convenu, Fhamator prévoyant fait un détour par le guichet bancaire. Une fille, ça coûte cher, cela va de soi.


Voiture stationnée, carte insérée (en attendant d’autres formes d’insertions), le Fhamator se fait jarter comme un malpropre par le guichet : « connexion impossible ».


Heureusement le Fhamator par rang social, fréquente des quartiers ou les guichets bancaires sont plus nombreux que les épiceries.


Quelques métres plus loin, le Fhamator poche garni est feint prêt pour un quasi dépucelage en règle.

Revenant vers la voiture, un horrible hideux gros machin jaune bloquait la superbe jante 17 pouces de sa BMW. De surcroît un autocollant de mauvais goût trônait sur la vitre droite de la caisse.


on lui avait collé un sabot pour parking non payé.


19H15, Premier appel.....


Fin de suspens bis : vous aurez remarqué qu’en écrivant premier appel, c’est qu’il y a bien dû y avoir d'autres.


Premier appel : Bonjour Monsieur, je viens de constater que vous m’avez mis illégalement un sabot.

Interlocuteur : d’accord monsieur, donnez moi vos coordonnées et je vous envoie quelqu’un. Ça fera 30DH.

Premier appel : mais Bordelle de putain de merde de …….. vous êtes fou, le tribunal administratif de Rabat à déclaré la pose du Sabot illégale.......balbla juridico fhamatorien.

Interlocuteur : Quoi ? tribunomachin quoi ? je ne sais pas de quoi vous parler monsieur, moi je vais juste mon boulot…Donnez moi vos coordonnées, et je vous envoie un gars.


19H30….deuxième appel.


Deuxième appel : Monsieur, j’attends depuis 15 minutes que quelqu’un vienne pour dégager votre putaine d’horrible chose de ma caisse.


Interlocuteur : Vos coordonnées Monsieur.


Deuxième appel : Mais je viens de vous les donner il y a quinze minutes ? vous êtes bouché ou quoi ?

Interlocuteur : si vous croyez que vous êtes le seul….


19h45 SMS envoyé au RANCARD pour prévenir du contre temps et troisième appel


Troisième appel : Mais bordelle de merde, qu’est ce qu’il fout votre con.

Interlocuteur : vos coordonnées Monsieur.

Troisième appel : ………….Race……..Religion maternelle………ascendants/descendants….

Interlocuteur : je vous envoie quelqu’un.


20H.....10 cigarettes plus tard, début de chute de cheveux pour excès de stress, appel pour la Rancard pour explication détaillée et......quatrième appel.


Quatrième appel : menaces de meurtre………..description des séances de torture……..

Interlocuteur : Vos coordonnées Monsieur.

Après cette phrase les médecins sont divisés entre la crise d’épilepsie ou la démence passagère..


20H15…un Jeune homme débarque, tout sourire et s’évertue à libérer la route droite de la voiture.


Musique de fond : Traité sur le proxénétisme….attaque en règle du féminin familial…..étude comparative des races ânnines.

Il est important de noter que le jeune homme en question n’a bien évidemment aucune idée des quatre précédents appels et encore moins de l’urgence du RANCARD Fhamatorien et qu’il fait tout simplement son boulot.


Devant tant d’amabilité, le jeune homme s’arrête, se met debout et fonce tête baissé vers le Fhamator.


Quelques coups de poing, un attroupement et 20 minutes plus tard, le jeune homme accepte dans sa grande générosité de débloquer quand même la voiture du Fhamator moyennant 50 DH (30 pour le tarif, et 20 d’indemnisation à sa famille).


Le Fhamator démarre en trombe, commet une vingtaine d’infraction, évite de justesse deux ou trois accidents et arrive enfin devant le lieu de son RANCARD.


20H45…En petite foulée, en sueur, il sort son portable pour prévenir l’objet de ses fantasmes de son débarquement imminent.


Vous avez reçu 2 nouveaux messages :

SMS1 : « t’as pas encore fini, je suis seule là…..fais vite ».

SMS2 : « bon, je vais y aller là….on refera ça une prochaine fois…inchallah ».

Et ainsi commença un nouveau millénaire de frustration et de dépit.

Appel à toutes les bonne volontés :

J’en appelle à votre générosité pour foutre un procès à la commune urbaine et/ou l’Etat marocain et bénéficier de conséquents dommages et intérêts.
Je ne sais pas s’il y a jurisprudence en la matière, mais tout me pousse à croire que si traiter quelqu’un d’enculé peut valoir 6 millions de DH, empêcher quelqu’un de le faire (je le redis illégalement) doit quand même rapporter beaucoup plus.


lundi 14 avril 2008

Pur Phonétique, Pur.......

Il est une expression française qui est « traiter de noms d’oiseaux »..

A Chaque fois que je pense aux responsables de Fhamtorland, il y en a un qui me vient invariablement à l’esprit: le perroquet.

Pourquoi le perroquet ? à cause de sa faculté à reproduire des sons tout ce qu’il y a de plus humains mais qui ne le sont pas.

Il s’agit de toute évidence d’une reproduction purement phonétique sans pour autant donner un contexte ou une logique aux sons prononcés.

Tu vois ou c’est que ce que je veux en venir ?

Tout doux, je t’explique, admire Fhamatorland.

L’économie

« l’économie de Fhamatorland est très dépendante de l’agriculture et donc de la pluviométrie»

Entre nous (on est potes, non ?) depuis combien de décennies tu entends cette phrase ?

Quoi ? autant, je savais que t’étais aussi vieux que ça ? ta gueule toi l’autre puceau ? la bayra je t’ai pas causé !!!

C’est ça ce que c’est que l’avantage avec les perroquets. Un constat n’implique absolument rien. Une phrase n’est pas dite pour produire une logique ou mieux des conséquences ou même (rêvons c’est permis non ?) des actions. C’est juste une production de sons. Du pur phonétique.

Mais ce n’est pas le seul atout. L’autre avantage que ce que c’est que le truc avec les perroquets, c’est que le perroquisme rend les tâches les plus ardus, les responsabilités les plus importantes d’une facilité déconcertante.

Prenez un perroquet devant commenter les résultats économiques généralement médiocres de Fhamatorland. C’est d’une facilité enfantine

« la croissance a été freinée par une mauvaise saison agricole ».

Comment ? la croissance de quelle année ?

Et ben c’est encore ça ce que c’est que l’avantage avec les perroquets. Vu que les perroquets s’en foutent de ce que veulent dire leur phrases et qu’elle n’impliquent aucune action. Et bien ces mêmes phrases marchent aussi bien en 1975 qu’en 2010, c’est la même chose.

Du pur phonétique je te dis.

Tu vois ou c’est que ce que je veux en venir ? non, c’est pas grave je me suis réveillé du bon pied. Je continue donc.

Le foot :

« le développement du football à Fhamatorland, passe nécessairement par la professionnalisation du championnat national ».

On est bien d’accord, à chaque élimination de l’équipe national c’est le même refrain.

On va faire simple on va dire que c’est depuis 1986 que ça dure.

C’est ça qui est sympathique avec les perroquets. C’est qu’ils peuvent dirent des choses d’une logique implacable. Sauf qu’après il ne faut pas leur demander autre chose. Une fois la phrase produite, dite, énoncée : Ils ont réalisé et fini leur œuvre sur terre. Enfin du moins jusqu’à un la prochaine occasion qu’ils auront de clamer encore et toujours la même phrase. Du puuuuuuuur phonétique.

Tu vois ou c’est que ce que je veux en venir.

Bon tu commences vraiment à faire chier, mais ne nous énervons pas.

L’éducation :

« Le système éducatif national devrait être réformé».

Allez là, on va dire que les perroquets successifs nous le ressassent depuis l’indépendance.

Ben que veux-tu ? Un perroquet ne peut pas nous montrer le henné de ces mains !! un perroquet ça n’a pas de main !!! C’est bien connu, non ?!!!!

Mais les perroquets de Fhamatorland sont plus doués que les perroquets de la nature. Pourquoi ?

Parcequ’ils peuvent faire plus que du phonétique.

Tiens, ils nous ont fait un nombre incalculables de tables rondes ministériels avec comme sujet de débat: « la réforme du système éducatif ».

Même plus, ils se sont tous mis sur des estrades et ils nous ont produit depuis des lustres de très belles banderoles :

« Pour une réforme du système éducatif national ».

Tu vois ou c’est que ce que je veux en venir ? bon ok, une dernière pour la route alors.

Politique :

« Les partis devrait faire l’objet d’une démocratisation interne et d’un rajeunissement des cadres. »

Là aussi c’est depuis des décennies. C’est ça ce que c’est que le plus beau avec les Perroquets. Jamais ils ne se plaignent de répéter. C’est leur rôle. C’est leur destinée.

Il vont pas quand même pas essayer de faire quelque chose. T’as déjà vu un perroquet toi, te sortir d’une galère ? Au meilleur des cas, un perroquet ça réveille ta femme quand tu rentres bourré le soir à la maison.

Ok Voilà !!! là t’as tout compris, les responsables de Fhamatorland sont des perroquets ou du moins des adeptes du perroquisme.

Maintenant une question demeure. Comment et pourquoi ils le sont devenus.

Et bien là aussi, on va rester dans la zoologie.

Les mêmes responsables croient dur comme ne pas faire à une vieille citation de Fhamatorland qui dit « Attikrar you3alimou Al7imar » qu’on peut traduire par « à force de répéter, même l’âne fini par apprendre ».

Cette citation d’un optimisme extrême ainsi que d’un refus total du fatalisme nous laisserait croire que l’adoption du Perroquisme à Fhamatorland est motivée par la très haute opinion que les perroquets ont de toi.

Tu vois ou c’est que ce que ce que veux en venir!!!! A moins que tu ne veuilles que je répète?!!!!

samedi 5 avril 2008

et Vous?

Texte personnel :

Bon, il est inutile de retarder sa peine, comme une épine qu’on retire du pied, faisons le vite, faisons le bien (enfin on va essayer)

Un grand souffle, Un whisky double….allez triple même, une larme écrasée et on y va…

J’exprime haut et fort mon indignation et ma…….(arghhhhh, des palpitations) solidarité avec le quotidien Al massae (3lach ya rbi, 3lach) qui en la personne de son directeur de publication M.Rachid Nini (Une crise d’épilepsie…) s’est vu infligé six millions de dirhams de dommages et d’intérêts dans l’affaire des procureurs de ksar el Kébir.

Bien qu’ayant une très très basse opinion du travail de M.Nini aussi bien sur la forme que sur le fonds (Poli, il faut rester poli, c’est un message de soutien).

Bien que je pense que M.Nini a atteint un seuil avancé d’inélégance journalistique et d’institutionnalisation de l’insulte gratuite.

Bien que je sois convaincu que rien de bon ne peut résulter du populisme qui attise l’instinct premier du peuple à fortiori quand ça vient d’un journaliste.


Al massae a le droit d’exister et M.Nini a le droit d’exister (barman, un quadruble STP, ou mieux donne moi la bouteille).

Qu’on le veuille ou qu’on s’en désole, chaque jour M.Nini et son journal réconcilie plus de 100.000 marocains avec la lecture et pour cela ils ont le droit d’exister.

Chaque jour M.Nini et son journal entre deux insultes et une diffamation, sur des larges pages que malheureusement beaucoup ignorent, produisent de l’information. et pour cela ils ont le droit d’exister.

Chaque jour M.Nini et son jounal nous rappellent par leur ligne éditoriale, les réalités (souvent décevantes mais réels) de ce pays et pour cela ils ont le droit d’exister.

Les faits qui lui sont reprochés (pour une fois) sont bel et bien réels mais la sentence est sans commune mesure avec le dommage subit.

Cette sentence ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà, l’expression d’une nouvelle forme de censure (d’autre diront d’autorité) qui (comble de l’équité) n’épargne personne ni aucune ligne éditoriale.

Pourquoi mettre les gens en prison aux frais du contribuable, Pourquoi s’attirer les foudres des organisations internationales alors que c’est beaucoup plus simple de mettre tout ce beau monde sur la paille. L’ingéniosité marocaine est malheureusement sélective.

Finalement, très loin de l’objectif voulu, cette sentence réussit l’exploit et la fâcheuse conséquence de me mettre avec M.Nini dans le même camp. Et ça ni moi ni lui ne nous en félicitons (je sais, lui s’en fout un peu).




Texte de Fhamator :

Maître Rachid Nini, Grand Fhamator devant l’éternel, vient de subir une attaque en règle contre ce que nous marocains considérons comme le plus grand quotidien marocain de tous les temps.

Les Pouvoirs viennent publiquement de sanctionner son admirable travail journalistique probablement sous la pression d’organisations internationales ouvertement sionistes et homophiles.

Ceci est une preuve de plus qu’on en veut à nos traditions, à notre religion, à notre culture. Qu’on essaie sous le sceau de pseudos principes universels, de nous éloigner de nos valeurs et de nous faire importer tout ce que l’occident produit comme dépravation.

Contre le ramassis d’homosexuels, de féministes, de mécréants et d’alcooliques déclarés (même plus besoin d’être anonymes) qui sont en train de mener ce pays vers sa ruine, M.Nini a été et le restera l’ultime rempart de la vertu et du sens (instinctif, pour le bon on repassera).

Oui mesdames les homos, on finira par vous (re) mettre vers le droiture (quoiqu’ apparemment c’est ce que vous voulez).

Non mesdames les féministes, nous ne subirons pas la tentation de votre nudité dans nos rues.

Oui messieurs les mécréants, on vous donnera un petit aperçu sur terre de ce qui vous attend ailleurs.

Oui messieurs les alcooliques, on vous remettra sur le chemin du lait (tiens ça intéresse les homos ça !!!!).

Nous sommes tous derrière vous M.Nini (n’y voyez rien de malsain), nous sommes tous des Ninis, nous sommes tous des Fhamators.


Texte anonyme (parce que j’ose pas) :

Avant-hier, j’ai entendu à la Radio que deux des quatre procureurs qui sont derrière le procès de M.Nini ne sont pas satisfaits du jugement et trouvent le montant des dommages et intérêt trop faible.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, pour six millions de dirhams, vous pouvez me traiter d’homo autant que vous voudrez, déjà que dans la rue c’est gratuit….

PS : Tiens, en y pensant, je crois même que pour six millions dirhams, j’y réfléchirais à deux fois avant de dire non à une enculade en règle…..et vous ?

mardi 1 avril 2008

Incompréhensible Plaisenterie


G prit un sourire entendu…..littéralement entendu et en disparaissant derrière ma porte qu’elle fermait, du fonds de ses yeux rieurs, elle me balance : « A bientôt. »

Avec G, j’avais eu une petite…ridicule…insignifiante histoire dans le temps. Histoire étant un bien grand mot pour qualifier quelque chose d’inqualifiable ayant duré tout au plus quelques semaines.

Nous nous étions quitté en adultes, parce que tout bêtement c’était impossible. Trop de différences, trop d’incompatibilités d’humeur et d’autres, trop d’ennui surtout.

Nous étions partis chacun de son côté sans absolument aucun regret. Même sans rester amis puisque nous ne l’avons simplement jamais été.

Aucun contact à part les rares hasardeuses rencontres par le biais de quelques amis communs.

Jusqu’au jour où G m’appela :

G : « salut, c’est G, quoi de neuf »

Moi : « que du vieux G, que du vieux ».

G : « si tu veux du plus vieux encore, je peux passer vers 19h ».

Je n’y comprenais rien. Je ne l’avais plus vu depuis des lustres. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle était devenue. Je ne savais même pas ce qu’elle me voulait. Je n’en avais même pas envie.

Mais j’ai dit oui. Non pas par curiosité, mais à cause d’un vieux réflexe masculin qui fait que l’on se fait un point d’honneur à toujours répondre à l’invitation d’une fille. Certain(e)s se voient heureux(ses) qu’il n’y en aient pas tant que ça.

Moi : « ok, tu connais ma nouvelle adresse ?».

Le souvenir que j’avais gardé d’elle était confus, même mitigé : Ni agréable, ni désagréable, indifférent.

G faisait jusqu’à ce jour, partie de ces filles qui lorsque l’on essaie mentalement de faire la liste de ses conquêtes, on pouvait facilement ne pas s’en rappeler.

Comme convenu, G débarqua vers 19h et repartit vers 22h. Pendant ces trois heures, j’ ai redécouvert G ou plutôt je l’ai découverte…de fonds en comble.

En sueur, le souffle coupé, les mots difficiles, elle me lance : « alors ? »
Moi : « c’est…..différent, qu’est ce qui a changé ?».

LA réponse …..
G : « je suis follement amoureuse ».

Elle me raconta comment elle l’avait rencontré, comment ça avait commencé et comment elle a découvert des émotions toutes nouvelles pour elle.

Moi : « Quelle relation avec le changement ?»
G : « Avant quand nous sortions ensemble, je cherchais d’abord et avant tout à déterminer si ça pouvait marcher entre nous. Si tu étais lui ou pas. Ça pèse…ça bloque ! J’avais l’impression à chaque fois que tu me touchais, que je me mentais, que je te donnais un rôle qui ne serait de toute façon jamais le tien. Une erreur de casting en somme, qui fait que le film est toujours mauvais »
Moi : « et maintenant ? ».
G : « Pour le long métrage, j’ai mon premier rôle. Sur les courts métrage, je me fais plaisir !!!».


Pourtant G n’était pas une marginale !!!!
Venir me voir alors qu’elle avait quelqu’un ne lui ressemblait absolument pas.
Se cantonner au physique ne lui ressemblait absolument pas.
Elle ne se ressemblait absolument plus.


Avait-elle conscience de ce qu’elle faisait ?
Savait-elle à quel point c’était dépourvu de toute logique, du moins de la sienne ?
Imaginait-elle ne serait que le risque qu’elle prenait ? Celui de perdre ce à quoi elle tenait avant toute chose.


Elle est partie et je ne me suis plus trop posé de questions. J’ai tout mis sur le compte d’une éventuelle expérimentation, une sorte d’enterrement de célibat avant l’heure et je n’y ai plus pensé….du moins j’ai essayé.

Sa réapparition m’avait grandement perturbé alors que sa présence dans le temps ne m’avait même pas marquée.

L’incompréhension que j’avais de son attitude lui donnait une touche mystérieuse. Mystère et Désir ont souvent fait bon ménage.

La vie aidant, G fut rangé du côté des mes souvenirs, même si désormais dans ma liste, elle était toujours là….

Jusqu’à ce que plusieurs mois plus tard, nouvel appel…..

G : « Quoi de neuf ? ».
Moi : « que du vieux G, que du vieux »
G: « si tu veux du plus vieux encore, je peux passer vers 19h »
Moi : « OK ».

En raccrochant, je chamboule mon emploi du temps, reporte un rendez-vous et m’installe confortablement, attendant son arrivée, en me demandant ce qui a bien pu se passer pour qu’elle rappelle…encore une fois.

Elle arriva et à peine nous nous sommes salués….

En sueur, le souffle coupé, les mots difficiles, elle me lance : « Alors ? ».
Moi : « toujours amoureuse à ce que je vois !!!!»

G : « je me marie dans quatre mois »

Cette fois-ci, il fallait que je le dise :

Moi : « mais qu’est ce que tu fous là G ?!!!! ».

G : « Je m’amuse, pas toi ? »

Moi : « Bien sûr que si, mais à quoi ça rime ? Tu es follement amoureuse, tu vas te marier, et pourtant tu es bel et bien là ».

G : « je suis très heureuse avec mon homme, sur tous les plans ne t’inquiète pas !!! Si je suis là, c’est ma petite parenthèse vite fermée. C’est comme fumer un pétard un beau soir de vacances, histoire de s’amuser sans pour autant sombrer dans l’addiction. »

Moi : « Pourquoi moi alors ? à moins qu’il y en ait d’autres»

G : « Non. Parce que toi, tu es ma garantie. Le fait qu’on soit tous les deux sûrs qu’il n’y aura jamais rien entre nous, ramène tout ça à l’ordre de la plaisanterie.
En quelque sorte, tu es mon petit gode humain »

Moi : « petit était superflu !!!! »

G : « c’est aussi pour ça que c’est toi. Tu ne prends rien au sérieux, même pas toi-même. Il fait bon de plaisanter avec toi.».

Entre la G que j’ai connu, celle qui est réapparu, et celle qui est revenu, je n’en reconnaissais aucune.

La découverte était de plus en plus belle, mon incompréhension de plus en plus totale et pour moi la plaisanterie prenait des allures sérieuses….DANGER.

Son téléphone sonne, d’un doigt sur ma bouche et d’un baiser sur le torse elle me demande de me taire :

« oui, chéri, »
Son détachement me fascine.

« oui, toujours, je te rappelle dès que je rentre ».
Son calme me perturbe.

« Moi aussi, bébé ».
Sa lucidité faisait déjà vaciller la mienne.

Elle s’est rhabillée plus vite qu’elle ne s’était dévêtue….

Moi je me disais qu’après tout la vie est bien faite. Elle va se marier et la plaisanterie serait finie, en restant tout aussi drôle.

Tout ce qu’il en resterait, c’est quelque places gagnés par G dans ma liste, beaucoup même.

Je lui ai ouvert la porte, embrassé et lui ait dit : « Adieu ».

G prit un sourire entendu…..littéralement entendu et en disparaissant derrière ma porte qu’elle fermait, du fonds de ses yeux rieurs, elle me balance : « A bientôt. »